Le découvert bancaire : il peut coûter très cher

découvert bancaireParfois, il peut arriver que l’on effectue une opération alors que l’on ne possède pas suffisamment de fonds sur son compte : on se retrouve alors en découvert bancaire. C’est d’ailleurs l’un des conflits les plus récurrents qu’ont les clients avec leur banquier. Les frais prélevés peuvent parfois être importants, et être à découvert régulièrement peut très vite devenir un véritable cauchemar et le prélude à de gros ennuis.

Afin de ne pas être trop pénalisé par ces frais de découvert bancaire, il est essentiel de convenir avec son banquier d’un niveau de découvert autorisé et des modalités qui vont avec. De plus, en fonction des banques, les agios prélevés sont différents. C’est pourquoi lorsque l’on compare les banques en ligne, mieux vaut choisir celle qui propose les frais les plus bas :

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Découvert bancaire autorisé et non autorisé : quelles différences ?

Lorsque l’on ouvre un nouveau compte, la question du découvert bancaire est incontournable. Incluse dans la convention de compte, il est impératif de le négocier avec son banquier, ou de le solliciter si elle ne figure pas dans l’offre proposée. En cas de manque de provisions lors d’une dépense, il faut très souvent s’attendre à ce que la banque sévisse par un prélèvement de frais débiteurs. En effet, quand le solde du compte est négatif, la banque avance une certaine somme que l’on ne possède pas afin de combler ce manque. À chaque jour de découvert bancaire, la banque va donc prélever des intérêts que l’on appelle des agios.

Le découvert autorisé

Il est possible de fixer avec son banquier au préalable un découvert autorisé et le montant de son plafond. Il concerne généralement les clients qui font preuve de découvert bancaire occasionnel et évite les commissions d’intervention. Cependant, des agios sont quand même prélevés, mais ils ne sont pas aussi élevés que dans un cas de découvert bancaire non autorisé. Alors que la majorité des banques en ligne, comme par exemple Boursorama, s’alignent sur un taux de découvert autorisé de 8%, le taux de découvert autorisé de Monabanq est de 7%. Un taux plutôt intéressant, quand on sait que les commissions d’intervention des banques en ligne sont majoritairement gratuites.

À savoir : en cas de découvert bancaire exceptionnel, il est fortement recommandé de contacter sa banque afin de passer un accord de facilité de caisse. Cela permet aux profils sans risques de renégocier les agios. Une autre option est de préférer un crédit à la consommation qui peut coûter bien moins cher qu’un découvert bancaire.

Le découvert non autorisé

Dans le cas où l’on fait appel à un découvert non autorisé, les choses sont plus compliquées. En effet, lorsque l’on dépasse le plafond établi avec la banque ou que l’on ne bénéficie pas d’un découvert autorisé, l’établissement bancaire n’assure pas le manque d’approvisionnement : les prélèvements, ou chèques, sont tout simplement refusés. Ils s’accompagnent ensuite d’agios majorés et d’une commission d’intervention. Des frais qui peuvent s’avérer très importants. Globalement, le taux de découvert non autorisé est de 16%, sauf chez ING Direct où il est de 14%, et chez l’Agence en ligne BNP et Hello bank où il atteint les 18,40%. Si l’on est concerné par ce genre de situation, mieux vaut choisir une banque avec le taux le plus bas afin d’éviter de payer des frais trop élevés.

Découvert bancaire : les différents frais

Nous l’avons vu, il est impératif de négocier le taux et le plafond de son découvert bancaire autorisé lors de la signature de la convention de compte. Entre les agios et les commissions d’intervention, aussi appelées frais de forçage, on se retrouve rapidement à payer des frais, parfois exorbitants.

Comment sont fixés ces frais ?

Les intérêts débiteurs sont calculés en prenant en compte le montant négatif du découvert bancaire (la dette), sa durée en nombre de jours et le pourcentage d’intérêt qu’applique la banque. Cependant, ils sont limités par la loi. Ainsi, pour un comfrais bancairespte débiteur inférieur ou égal à 50 euros les frais ne pourront dépasser 30 euros, et pour un compte débiteur supérieur à 50 euros, les frais ne peuvent dépasser 50 euros.

Les commissions d’interventions, quant à elles, sont définies par la banque au moment de l’ouverture du compte. Le client doit donc être au courant du prix imposé, qui doit rester fixe et noté à l’écrit. Si l’établissement bancaire ne respecte pas la réglementation mise en place, le client peut contester ces prélèvements. Et si contestation il y a, il faut contacter un médiateur bancaire ou engager un procès civil.

Mais attention, la banque a la possibilité de résilier, ou de réviser à la baisse le montant ou la durée d’un découvert bancaire selon les conditions suivantes :

  • Si elle respecte ses engagements écrits
  • Si elle ne peut pas porter brutalement un préjudice important, en cas de l’absence de faute du client, ni disproportionné, en cas de comportement fautif du client

Que dit la loi sur le découvert bancaire ?

La plus importante des lois mise en place à propos du découvert bancaire est la loi Lagarde, mise en place en 2010. Elle distingue trois types de découverts bancaires en fonction de leur durée :

  • moins d’un mois : le type 1
  • entre un et trois mois : le type 2
  • plus de trois mois : le type 3

Lorsqu’un client souscrit à un découvert remboursable de type 2, la banque a l’obligation de lui fournir les informations relatives à sa situation et à l’étendue de son engagement. Dans le cas d’un découvert bancaire de type 3, l’établissement bancaire doit impérativement proposer une offre de crédit.

À savoir : si un compte est débiteur de plus de 200€ plus de 90 jours consécutifs, cela est requalifié en crédit à la consommation.

Les frais de tenue de compte

Depuis janvier 2016, de nouvelles mesures sont entrées en vigueur en ce qui concerne le découvert bancaire. Ainsi, la généralisation des frais de tenue de compte a été rendue possible. Cela devrait inciter les clients à souscrire à une offre groupée de services. Pour les comptes inactifs, ces frais ont également été plafonnés à hauteur de 30 euros. Mais chez les banques en ligne, la gratuité est une nouvelle fois de mise.
Depuis 2014, les clients doivent être informés des frais d’incidents dans leur relevé mensuel au minimum 14 jours avant le début.

Les commissions d’intervention

Sur le dépassement de découvert découvert bancairebancaire autorisé, on apprend que les commissions d’intervention ont été plafonnées à 8 euros par opération, et à 80 euros par mois. Ce qu’applique l’Agence en ligne BNP Paribas, Monabanq et e-LCL, tandis que les autres préfèrent conserver la gratuité de ces frais. Pour les clients en situation fragile, les tarifs sont revus à la baisse : 4 euros par opération, et 20 euros par mois. En revanche, ce que l’on sait moins, c’est qu’une loi oblige les banques à transmettre à leurs clients un récapitulatif annuel détaillé des frais bancaires. De même que la transparence en matière des tarifications doit désormais apparaitre sur les relevés de compte.

Découvert bancaire : banque en ligne ou traditionnelle ?

BanqueCoût des agios pour un découvert autoriséCoût des agios pour un découvert non autoriséCommission d'intervention
Boursorama Banque
en ligne
8%16%Gratuit
Hello bank
en ligne
8%18,40%Gratuit
Fortuneo
en ligne
8%16%Gratuit
ING Direct
en ligne
8%14%Gratuit
Caisse d'Epargne
traditionnelle
14,50%16%8€ par opération
BNP Paribas
traditionnelle
15,90%Majoration de 2,50% au taux débiteur du contrat8€ par opération
Banque Postale
traditionnelle
14%16%6,60€ par opération
Société Générale
traditionnelle
7,60% à 19,99%7,60 à 19,99%8€ par opération

Le résultat est sans précédent, les banques en ligne sont nettement plus avantageuses que leurs consœurs traditionnelles ! Les taux sont bien plus bas, et la gratuité de la commission d’intervention fait toute la différence.

Le découvert bancaire, on l’a vu, peut revenir très cher si on ne le maîtrise pas. Il faut prendre le temps de l’étudier, et de le négocier avec son banquier lors de la signature de la convention de compte. Les frais prélevés, sur le long terme ou non, peuvent s’avérer très importants et faire perdre énormément d’argent.

3 Réponses à “Le découvert bancaire : il peut coûter très cher”

par CORTESE alain - 17 janvier 2018 Répondre

Bonjour,

Je ne m’adresse peut-être pas au bon endroit.
J’ai reçu aujourd’hui le récapitulatif annuel des frais pour 2017.
Je suis surprise de constater que j’ai 4,50 euros pour utilisation de découvert
alors que je ne veux pas de découvert autorisé (1 600 euros) je ne m’en sert jamais.
Pouvez-vous faire suivre et faire rectifier.
CORTESE Alain ccp n° 14 185 05 T 029 MARSEILLE

par Capitaine Banque - 18 janvier 2018 Répondre

Bonjour,
Pour régler votre problème, il faudra contacter directement votre banque. En effet, Capitaine Banque est un comparateur de banque et non une banque à part entière, nous n’avons donc pas accès à vos informations personnelles.
Cordialement, l’équipe de Capitaine Banque

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