Les associations peu satisfaites par le plafonnement des frais bancaires

Il y a deux jours à peine, Bruno le Maire annonçait être parvenu à un accord avec les banques, qui se sont engagées à plafonner les frais d’incidents de paiement. Une action cependant jugée insuffisante par les associations de consommateurs. 

20€ par mois, 200€ par an, voilà le montant du plafond des frais d’incidents de paiement que les banques se sont engagées à respecter. Premier problème, ce plafonnement ne concerne pas tout le monde… seulement ceux qui bénéficient de l’offre dédiée aux personnes en situation de fragilité financière. Or, seule 10% de la population éligible profite actuellement de cette formule.

« elle ne s’applique qu’à ceux disposant de l’offre spécifique et payant des frais d’incidents bancaires. Or, ces derniers s’acquittent en moyenne de seulement 180 euros, un niveau inférieur au plafond proposé. Pis, elle laisse de côté les 2,4 millions de consommateurs éligibles à l’offre spécifique qui pourtant n’en disposent pas aujourd’hui. La promesse parallèle prise par les banques d’augmenter de 30 % la distribution de l’offre spécifique pour l’année 2019 est loin de rassurer les consommateurs, puisqu’elle acte en réalité une diminution de près de 10 % du rythme de distribution constaté en 2018. » avance notamment l’UFC Que Choisir.

Du côté de l’Unaf, interrogé par cBanque, on pense que « l’offre ne correspond tout simplement pas aux besoins des publics qu’elle vise, notamment ceux dont les rentrées d’argent sont irrégulières et qui ont besoin d’un découvert, d’un chéquier ou d’une carte à débit différé pour gérer leurs sauts de trésorerie. Elle est également perçue comme stigmatisante : personne n’a envie d’être considéré comme un client fragile ou pauvre, c’est une question de dignité. »

>> Trouver la banque la moins chère


Rédigé par Claire

On vous donne la parole, participez au Forum Capitaine Banque !