Le gouvernement lance une étude sur les frais bancaires excessifs

Il y a deux mois, l’association 60 millions de consommateurs publiait une étude sur les frais bancaires, accusant les banques de réaliser des milliards d’euros de bénéfice en factures des frais bancaires abusifs en cas d’incidents de paiement. Interpellé, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno le Maire, a aujourd’hui demandé au Comité consultatif du secteur financier de fournir des pistes de réflexion pour y remédier.

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Commission d’intervention, frais de rejet de prélèvements et de virements, lettre d’information pour compte débiteur non autorisé ou pour chèque sans provision… en cas de découvert bancaire, différents frais s’appliquent rapidement et s’additionnent. Si certains d’entre eux, comme la commission d’intervention, sont plafonnés, les banques ont contourné cette limitation en facturant de nouveaux sous d’autres noms.

Selon une autre étude, 60% des Français sont à découvert au moins une fois par an. Parmi eux, 23% le sont même une fois par mois. Pour certains, la facture est donc très lourde.

Le ministre de l’Economie et des Finances vient donc de demander au Comité consultatif du secteur financier d’étudier la question et de fournir des pistes de réflexions afin de remédier à ces abus. Cependant, si certains frais sont plafonnés légalement, il y a de fortes chances que les banques contournent à nouveau le problème en en créant de nouveaux. Pour contrer ce genre de réaction, 60 millions de consommateurs propose par exemple d’établir un plafond mensuel global.

Note : les banques en ligne se distinguent cependant de leurs aînées, les banques traditionnelles. La plupart ne facturent par exemple pas de commission d’intervention ou de lettres d’informations. En revanche, il faut toujours compter avec le taux de découvert, qui est tout de même plus faibles.


Rédigé par Claire

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