20% des victimes de fraude à la carte bancaire ne sont jamais remboursées

fraude carte bancaireLa fraude à la carte bancaire aurait représenté un milliard d’euros en 2018, soit une hausse de 36%. Si la banque doit normalement rembourser intégralement le client, sauf négligence avérée de sa part, 20% des victimes ne le sont en réalité jamais. L’UFC Que Choisir a saisi les pouvoirs publics.

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En 2018, 1,2 million de clients ont été touchés par la fraude à la carte bancaire, pour un préjudice moyen de 860€ par personne. Cela représente en tout environ 1 milliard d’euros, un chiffre en hausse de 36%.

Selon la législation, le client ayant été victime d’une fraude à la carte bancaire (vol des codes de la carte, par phishing ou piratage) doit être immédiatement et intégralement remboursé du montant de la fraude s’il est encore en possession de sa carte. En revanche, s’il s’agit d’une carte perdue ou volée, le client doit avoir fait opposition le plus vite possible. Il sera responsable des montants frauduleux jusqu’à 150€ réalisés avant l’opposition, voire dans leur intégralité s’il est prouvé que l’opposition a été réalisée tardivement.

Or, dans la réalité, le remboursement prend environ vingt-et-un jours, quand il est effectué. 20% des clients ne sont jamais indemnisés.

En cause ? La banque justifie le non-remboursement par la présence d’un envoi de code par SMS grâce au système 3D Secure. Ainsi, 42% des personnes interrogées ont déclaré avoir dû fournir des justificatifs, et deux sur cinq ont dû déposer plainte pour obtenir gain de cause.

L’UFC Que Choisir en appelle aux pouvoirs publics

Pour tenter d’endiguer les manquements des banques, l’UFC Que Choisir appelle les pouvoirs publics à mieux contrôler l’application de la loi et à mettre en place des sanctions si nécessaire. Elle demande aussi aux établissements bancaires de développer la double authentification dès que possible.

Pour l’heure, les banques proposent également quelques cartes bancaires spéciales, mais souvent payantes, censées permettre de limite la fraude, comme les cartes virtuelles et les cartes bancaires à cryptogramme dynamique.


Rédigé par Claire

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